Bicyclette électrique

Sommaire

Si la solution du scooter électrique ne vous convient pas, mais que vous avez le souci d'utiliser l'énergie électrique, il existe d'autres solutions comme le scooter hybride, la trottinette électrique, le véloscooter, le gyropode ou encore la bicyclette électrique.

Bicyclette électrique : de l'énergie humaine !

Le bicyclette électrique est en réalité un vélo à assistance électrique (VAE). Son fonctionnement est simple :

  • elle est équipée d'un petit moteur électrique alimenté par des piles (lithium ou plomb) ;
  • elle fournit une assistance au pédalage ;
  • le moteur ne fonctionne pas sans l'aide humaine : il faut pédaler pour que le moteur électrique se mette en marche (on parle de « démarrage à la pédale ») ;
  • lorsque l'utilisateur arrête de pédaler, le moteur s'arrête également.

Il est possible de régler le niveau d'assistance au pédalage que l'on souhaite.

Une bicyclette plutôt performante

Grâce à la bicyclette électrique, on peut pédaler sans effort, notamment dans les montées et lorsqu'on roule face au vent... Cette bicyclette peut atteindre une vitesse de 25 km/h. Au-delà de cette vitesse, le moteur s'arrête pour ne pas brider la vitesse du vélo. La puissance du moteur n'excède pas les 250 W.

Pas de réglementation spécifique pour la bicyclette électrique

Contrairement aux autres deux roues électriques, la bicyclette électrique est apparentée aux vélos :

  • tout le monde peut l'utiliser, même les plus jeunes ;
  • possibilité de circuler sur voies cyclables ;
  • pas d'obligation concernant l'assurance, le port de casque et l'immatriculation.

Bon à savoir : en revanche, dans un communiqué du 18 juin 2019, le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages (FGAO) rappelle que les trottinettes électriques, hoverboards, mono-wheels et gyropodes sont considérés comme des véhicules terrestres à moteur, et par conséquent soumis à l’obligation d’assurance responsabilité civile automobile de l’article L. 211-1 du Code des assurances.

À noter : le décret n° 2019-1082 du 23 octobre 2019 a précisé les règles de circulation des trottinettes électriques et autres engins de déplacement personnels motorisés (EDPM). Depuis le 1er novembre 2019, leur usage est encadré par le Code de la route. En agglomération, les EDPM doivent circuler sur les pistes cyclables et ne peuvent pas circuler sur les trottoirs (sauf autorisation des autorités locales). Leur stationnement sur les trottoirs est autorisé, sauf interdiction des autorités locales et à condition de ne pas gêner les piétons. Ils doivent être équipés d'un système de freinage, d'un avertisseur sonore, de feux avant et arrière et d'un dispositif réfléchissant à l'avant. Un arrêté du 22 juillet 2020 définit les caractéristiques de l'avertisseur sonore obligatoire dont le son doit être entendu à 50 mètres au moins.

La bicyclette électrique n'est absolument pas un scooter ou une mobylette sauf si :

  • sa puissance dépasse les 250 W ;
  • son moteur démarre et s'arrête indépendamment du pédalage ;
  • son moteur ne s'arrête pas lorsque le vélo scooter dépasse les 25 km/h.

Dans ce cas, l'appareil dépendra de la réglementation des cyclomoteurs : assurance, immatriculation, port du casque obligatoire...

Prix de la bicyclette électrique : à partir de 1 000 €

Pour l'achat d'une bicyclette électrique, comptez un prix d'environ 1 000 €, certaines pouvant atteindre 1 800 €. Ajoutez environ 0,10 € pour recharger les piles (quelques heures).

Bon à savoir : si vous êtes majeur, domicilié en France et non imposable, une aide peut vous être versée pour l'achat d'un vélo à assistance électrique neuf qui n'utilise pas de batterie au plomb et dont la puissance maximale est de 0,25 kw. Ce bonus ne vous sera accordé que si vous avez bénéficié d'une aide versée par une collectivité locale (mairie par exemple) pour le même vélo (article D. 251-2 du Code de l'énergie). Le montant de l'aide de l’État complète le montant de l'aide accordée par la collectivité locale, et ne peut pas lui être supérieur. Le cumul des 2 aides (État + collectivité locale) est au maximum égal au plus faible des 2 montants suivants : 20 % du coût d'achat TTC du vélo ou 200 €. En outre, pour tout achat d’un vélo électrique neuf depuis le 1er décembre 2019, Île-de-France Mobilités accorde aux Franciliens une aide égale à 50 % du prix TTC, plafonnée à 500 € (ou 600 € pour un vélo cargo). La plate-forme de demande d’aide sera mise en ligne le 20 février 2020. L’aide d’Île-de-France Mobilités est calculée après déduction des aides financières locales dont peut bénéficier le demandeur. Le plafond de l’ensemble des aides (aides locales + aide d’Île-de-France Mobilités) est fixé à 500 € pour un vélo classique et à 600 € pour un vélo cargo.

À noter : le site mesaidesverslemploi.fr recense l’ensemble des aides au financement du permis de conduire, à l’achat, à la réparation et à la location de véhicules, à l’acquisition de vélos électriques, les garages solidaires et les plateformes mobilités. Il est dédié aux personnes qui recherchent un emploi et qui rencontrent des problèmes liés à la mobilité (pas de permis de conduire, pas de véhicule, véhicule en panne, etc.).

Prime à la conversion bicyclette électrique

Depuis le 26 juillet 2021, la prime à la conversion est ouverte à l'achat d'une bicyclette à assistance électrique, d'un vélo cargo (électrique ou non), ou d'une remorque électrique pour cycle (décret n° 2021-977 du 23 juillet 2021). Cette prime concerne les personnes majeures domiciliée en France qui achètent ou louent un vélo répondant aux conditions suivantes :

  • être un cycle à pédalage assisté (moteur d'une puissance maximale de 250 W, dont l'alimentation s'interrompt lorsque le véhicule atteint une vitesse de 25 km/h ou si on arrête de pédaler) ;
  • ne pas utiliser de batterie au plomb ;
  • avoir un identifiant unique inscrit sur le cadre (procédé de marquage obligatoire) ;
  • être acheté ou loué dans le cadre d'un contrat d'une durée de 2 ans ou plus ;
  • ne pas être considéré comme un véhicule endommagé.

Pour bénéficier de la prime lors de son achat, il convient de mettre à la casse son véhicule polluant qui remplit les conditions suivantes :

  • être une voiture particulière (VP) ou une camionnette (CTTE) immatriculé en France ;
  • avoir fait l'objet d'une 1re immatriculation avant janvier 2006 pour un véhicule essence et avant janvier 2011 pour un véhicule diesel ;
  • appartenir au bénéficiaire de la prime depuis au moins 1 an ;
  • ne pas être gagé.

Bon à savoir : un arrêté du 4 décembre 2022 fixe la liste des pièces à fournir à l’appui des demandes de versement pour le bonus écologique, le bonus écologie d’occasion, le bonus vélo et la prime à la conversion.

La prime à la conversion pour les VAE est de 40 % du prix d'acquisition dans la limite de 1 500 €.

Bon à savoir : le décret n° 2022-1151 du 12 août 2022 a renforcé la prime à la conversion pour l'achat d'un vélo à assistance électrique neuf ou d'occasion entre le 15 août et le 31 décembre 2022. Son montant a été augmenté jusqu'à 3 000 € et la prime à la conversion peut être attribuée pour l'achat d'un vélo par personne majeure du foyer.

À noter : si vous optez pour la réparation de votre bicyclette électrique plutôt que pour l’achat d’un nouvel équipement, vous pouvez bénéficier d’un bonus réparation forfaitaire en vous adressant à un réparateur agréé QualiRépar (le bonus est directement perçu par le réparateur et déduit de la facture de réparation).

Ces pros peuvent vous aider