Chaque été, ils s’offrent en spectacle sur les routes du Tour de France et font rêver (ou frémir) les cyclistes amateurs. Les grands cols français, c’est un peu le Graal de tout passionné de vélo : des monuments de bitume où l’on va chercher ses limites, la sueur au front et le cœur battant. Voici notre sélection des dix montées les plus redoutables de France, à cocher une à une sur votre carnet de route. Attention, ça grimpe.
10. Le col d’Aspin (Hautes-Pyrénées)
On commence « en douceur »… tout est relatif. Avec ses 12 kilomètres à environ 6,5 % de moyenne depuis Sainte-Marie-de-Campan, l’Aspin serpente entre prairies verdoyantes et troupeaux en liberté. Sur le papier, il paraît presque accueillant. Dans les jambes, c’est déjà une autre histoire.
9. Le col de Peyresourde (Haute-Garonne / Hautes-Pyrénées)
Reliant les vallées du Louron et du Larboust, ce classique pyrénéen affiche des pointes autour de 11 %. Deux options s’offrent à vous : la version courte (8,3 km) pour se mettre en jambes, ou la longue (15,2 km) pour les mollets déjà aguerris.
8. Le col d’Izoard (Hautes-Alpes)
Près de 20 kilomètres d’ascension et un décor unique : la fameuse Casse Déserte, souvent qualifiée de « lunaire ». Avec des passages oscillant entre 6 et plus de 11 %, l’Izoard est si exigeant qu’il fait la réputation du triathlon de l’Embrunman, l’un des plus durs au monde.
7. Le col de la Croix de Fer (Savoie)
Une trentaine de kilomètres pour rejoindre le sommet, et surtout un profil traître : la Croix de Fer alterne rampes à plus de 10 % et courts replats qui cassent le rythme. La récompense ? L’un des panoramas les plus spectaculaires des Alpes.
6. Le col du Grand Colombier (Ain)
Le petit dernier à s’être fait un nom sur le Tour, et pas des moindres. Comptez environ 15 kilomètres à 7 % de moyenne, avec des murs vertigineux dépassant les 20 % sur certaines rampes. De quoi savoir très vite où vous en êtes avec vos jambes.
5. Le col du Galibier (Savoie / Hautes-Alpes)
Culminant à 2 642 mètres, ce géant des Alpes se grimpe en version courte (8,5 km) ou longue (18,1 km). La moyenne tourne autour de 7 %, mais avec des pics à 12 % et l’altitude qui raréfie l’air, le Galibier ne fait aucun cadeau.
4. Le col de l’Iseran (Savoie)
Le plus haut col routier des Alpes, rien que ça, avec ses 2 764 mètres d’altitude. Depuis Bourg-Saint-Maurice, l’ascension peut atteindre 47 kilomètres, avec des pentes grimpant au-delà de 11 %. Un monument réservé aux jambes solides et aux cœurs bien accrochés.
3. Le col du Tourmalet (Hautes-Pyrénées)
Le col le plus emprunté de l’histoire du Tour de France. Plus haut col routier des Pyrénées à 2 115 mètres, il se dompte par l’ouest ou par l’est. Dans les deux cas, une moyenne autour de 7,5 % et des passages au-delà de 10 % vous attendent. Un incontournable absolu.
2. L’Alpe d’Huez (Isère)
La star des stars. 13,8 kilomètres à près de 8 % de moyenne, et surtout ses mythiques 21 virages numérotés, chacun portant le nom d’un vainqueur d’étape. C’est LE rendez-vous des cyclos qui veulent tester leurs limites, dans une ambiance de stade à ciel ouvert chaque été.
1. Le Mont Ventoux (Vaucluse)
Le Géant de Provence, tout simplement. Depuis Bédoin, ce sont 21,8 kilomètres et plus de 1 600 mètres de dénivelé, sans le moindre répit, dans une chaleur souvent écrasante et sous les rafales d’un Mistral impitoyable. Son sommet minéral et son histoire tragique, marquée par la disparition du champion Tom Simpson en 1967, en font une ascension à part, presque mystique. Le sommet ultime de cette liste, dans tous les sens du terme.
Avant de vous lancer…
Un dernier conseil d’ami : ces monstres se respectent. Partez tôt pour éviter les grosses chaleurs, emportez de l’eau en quantité, vérifiez vos freins et votre transmission avant le départ, et surtout, gérez votre effort dès les premiers kilomètres.
L’objectif n’est pas de battre un record, mais d’arriver en haut avec le sourire (et de redescendre entier). Alors, quel sommet allez-vous cocher en premier ?