Imaginez le Galibier rien que pour vous, sans camping-car ni klaxon, juste le bruit de votre chaîne et le silence de la haute montagne. C’est la promesse des « cols réservés ». Le temps d’une matinée, la route d’un col est interdite aux voitures, motos et camping-cars pour être réservée aux seuls cyclistes, généralement de 9 h à 12 h, sans inscription ni classement.
C’est gratuit, non chronométré et ouvert à tous, des grimpeurs aguerris aux familles en vélo électrique. Voici cinq pépites alpines pour l’été 2026.
Le Galibier (2 642 m)
Le toit du Tour 2026, à plus de 2 600 m. Par Valloire, comptez 17,7 km à 6,9 %, où l’altitude raréfie l’oxygène et où le soleil tape fort dans un paysage minéral, sans la moindre ombre. Les puristes partent de Saint-Michel-de-Maurienne via le Télégraphe : près de 35 km d’ascension. Un vrai défi.
Quand ? Les 29 juin, 16 juillet, 4 août.
L’Izoard (2 360 m)
Le « jardin » de Louison Bobet et sa Casse Déserte, où l’on a l’impression d’alunir. Grimpez-le impérativement par Guillestre : 14,1 km à 7,3 %, avec un final lunaire et un dernier kilomètre à 10 %. Gérez votre effort, l’Izoard se mérite.
Quand ? Les 2 juillet & 6 août.
Le col des Champs (2 087 m)
La pépite confidentielle, en lisière du parc du Mercantour. Depuis Colmars-les-Alpes, 11,5 km à 7,5 % dans une forêt de mélèzes, avant de déboucher dans un vaste alpage face aux aiguilles de Pelens. Sauvage et préservé : une carte postale.
Quand ? Le 5 septembre.
Le col du Noyer (1 664 m)
Le col parfait en famille, dans le massif du Dévoluy. Depuis le village, 7,2 km à 8,5 % : six épingles, un terrain dégagé, accessible dès 12 ans. Un col de 1re catégorie que le Tour empruntera le 25 juillet, peuplé d’aigles royaux et de chamois.
Quand ? Le 5 août.
L’Alpe d’Huez (≈1 850 m)
Le passage obligé et ses 21 virages numérotés : 13,8 km à 8,1 %. On souffre dans les lignes droites, on récupère dans les épingles. D’ordinaire saturée de voitures, c’est elle qui profite le plus de la route rendue aux vélos.
Quand ? Le 21 juillet.
Nos conseils pratiques
Pas d’inscription : présentez-vous au pied du col dans le créneau. Pensez à basculer pour la descente 15 à 30 minutes avant la réouverture aux voitures, et glissez un coupe-vent : à plus de 2 000 m, la météo tourne vite.
Enfin, la route est « fermée », mais quelques véhicules (secours, riverains) peuvent passer : restez vigilant en descente.
À vous les sommets alpins, sans moteur, juste vos jambes.